Liste de procès perdus [bbcode][texte]
14 janvier 1971 : reconnu coupable par la Cour de cassation d'« apologie de crime de guerre » [bbcode][texte]

Le Pen et la Serp, des éditions phonographiques diversifiées et représentatives de la réalité
Or la Serp éditait les disques de toutes les armées du monde, israéliennes et même communistes. En aucun cas, comme on peut le trouver sur certains sites internet d'extrême-gauche, la Serp n'était spécialisée dans les chants de l'armée allemande, et encore moins n'en faisait l'« apologie ». Ainsi, Jean-Marie Le Pen fut condamné et désigné comme « éditeur de disques nazis », simplement parce que, dans son catalogue d'éditeur de disques historiques, il a jugé qu'on ne pouvait brosser une fresque sonore fidèle du XXe siècle sans consacrer un chapitre au IIIe Reich. Lorsqu'on connaît l'homme soucieux de vérité qu'est Jean-Marie Le Pen, il y a là une démarche d'autant plus évidente. Un manuel d'Histoire objectif du XXe siècle pourrait-il se permettre d'« oublier » le fascisme ? Un reportage télévisuel à but pédagogique, qui relaterait la deuxième guerre mondiale et voudrait mettre en fond sonore les chants de l'armée allemande, ferait-il l'« apologie » du IIIe Reich ? Les personnes qui apprécient les chants militaires, et notamment ceux de l'armée allemande dont l'aspect musical pur peut plaire, sont-ils des nazis ?
Voici ce que Le Pen disait à propos de son activité à la SERP :
« D'ailleurs je faisais ça professionnellement de façon très éclectique car s'il est vrai que je n'exerçais aucune censure sur les sujets qui sont aujourd'hui mis à l'annexe, eh bien j'ai consacré un disque à POMPIDOU, un à MITTERRAND, un à GISCARD, un à TIXIER-VIGNANCOURT, un à LENINE, un à CHURCHILL, un à HITLER... bref à tous les gens qui ont marqué leur temps... Et de la même manière j'ai fait 12 disques des discours du Général DE GAULLE qui n'était pas à ce moment-là un de mes amis politiques. Je l'ai fait avec je crois un scrupule qui a été reconnu : j'ai fait l'Histoire d'Israël en 3 disques, l'Histoire de la Guerre d'Indochine, l'Histoire de la Guerre d'Algérie… Beaucoup de documents, j'ai dû faire plus de 100 30cm… Et j'ai fait aussi une collection de musiques militaires d'abord (d'une très très bonne qualité) et de musiques de cuivres. » (interview de Le Pen sur le site de Julien Sanchez)
Plus encore, l'accusation de nazisme devient parfaitement ridicule et injuste lorsqu'on l'on prend connaissance de cette publicité publiée en 1971 (2ème photo) dans la deuxième édition du Guide juif de France, et qui vante les mérites de Le Pen et de sa maison d'édition la Serp. Les personnalités et la presse juives ne tarissaient pas d'éloges :
« Une très belle réussite » disait le rabbin Eisenberg, « émouvant », ajoutait Information juive, « un travail honnête et impartial » enchérissait Information d'Israël, qui s'inclinait ainsi devant la qualité du travail : « On ne pouvait faire mieux et nous avons le devoir d'en féliciter M. Le Pen et ses collaborateurs ». Jusqu'à Golda Meir, alors présidente du Conseil des ministres d'Israël, qui souhaitait que « la diffusion de l'album contribue à informer le public et à resserrer les liens d'amitié entre nos deux peuples ».
Le Guide juif de France, dans lequel la Serp était le principal annonceur, était pour sa part préfacé par René Cassin, ès qualité de président de l'Alliance Israélite universelle, prix Nobel de la paix panthéonnisé depuis par Mitterrand.
On remarque également qu'Enrico Macias, entre autres, avait contribué à l'élaboration du disque consacré à Israël. Il a après cela toujours hurlé avec les loups, contre l'hydre fasciste sans cesse renaissante, etc...
C'était pourtant Gérard Silvain, juif et ami d'enfance de Le Pen, qui déclarait dans un numéro de l'Arche de juin 1988, « le mensuel du judaïsme français » : « Très honnêtement, le Pen n'a jamais, en ma présence, en aucune circonstance, fait d'allusion antisémite »]. Ce qui n'empêchait pas Roger Ascot, rédacteur en chef de L'Arche, d'appeler dans le même numéro les Français « à résister à cette vague brunâtre, nauséeuse » (sic).
1971 fut donc la première condamnation injuste contre Le Pen, à laquelle tant d'autres tout aussi injustes suivirent, au fur et à mesure de l'importance que prenait le Front National.


