Protéger les travailleurs Français et nos entreprises [bbcode][texte]
Le principe [bbcode][texte]
On définira comme produit français un produit fabriqué en france, même à l'aide de capitaux étrangers, et comme étranger un produit fabriqué hors de nos frontières, même par un fleuron de nos marques nationales.
Le protectionnisme raisonné du Front National est repris de notre prix nobel d'économie Maurice Allais. Il s'applique seulement à certains pays à bas niveau de protection sociale, et seulement à certains produits pour lesquels il existe encore une industrie en France, qui est de plus potentiellement riche d'emploi ou qui est menacé d'extinction. Par exemple le textile Français, qui a vu perdre récemment plusieurs centaines de milliers d'emplois, écrasé par les importations chinoises autorisées par l'Europe de Bruxelles.
Il s'agit d'obliger l'exportateur à déposer un montant proportionnel à la valeur de ce qu'il exporte à la frontière. Mais ce n'est pas un droit de douane classique comme le pratiquent par exemple les Etats-Unis. Cet argent peut en effet être utilisé par le pays exportateur pour acheter des biens et des services Français, et donc faire fonctionner notre économie en retour. Ainsi le commerce n'est pas freiné. Dans ce processus, il y a eu en réalité une juste compensation donnée à la France, pour réparer la différence inacceptable de protection sociale entre les deux pays. Si l'argent déposé n'est pas utilisé, ce qui n'est pas le but recherché et qui bien sûr arrivera pas, il est alors perçu par l'état pour payer les cotisations sociales des Français.
Cela entrainera deux types de conséquences. La première est que les exportateurs étrangers diminueront ou cesseront leurs exportations, ce qui permet aux entreprises françaises de retrouver une compétitivité, et donc des emplois. La deuxième, et c'est celle qui doit être encouragée (en particulier en faisant en sorte que les premières applications de la loi ne présentent aucune difficulté, vu le faible niveau actuel d'exportation), les exportateurs étrangers font des accords avec les exportateurs français. Ainsi, au fur et à mesure que les quantités vendues à l'étranger par nos entreprises s'accroissent, l'économie française retrouve également sa compétitivé et créé de nouveaux emplois.
Le protectionnisme dans le monde [bbcode][texte]
les Américains ont su se doter d’un arsenal unilatéral de rétorsion commerciale (section 301 du Trade act de 1974, section super 301 du Trade act de 1988, plus récemment le fameux spécial 301).
Le régime douanier de la Chine http://www.olis.oecd.org/olis/2002doc.nsf/43bb6130e5e86e5fc12569fa005d004c/82911554c9225723c1256cf7005d9ba8/$FILE/JT00141785.DOC
Réponses aux questions et objections sur le protectionnisme raisonné [bbcode][texte]
« Les états visés vont prendre des mesures de rétorsion » [bbcode][texte]
Dans la mesure où les états visés sont ceux à bas niveau de protection sociale et qui présentent une balance excédentaire vis à vis de la France, ce serait là plutôt une bonne nouvelle.
« L'OMC va s'emparer de l'affaire et condamner la france » [bbcode][texte]
Les compensations sont des pratiques courantes, et jamais condamnées. Même si la france était condamnée, cela n'a évidemment aucune importance. Il est bien évident qu'on ne peut donner priorité à une organisation économique mondiale, lorsque l'on constate la misère sociale grandissante de millions de Français sans emplois.
« La substitution de productions françaises aux productions importées va augmenter les prix et faire baisser le niveau de vie » [bbcode][texte]
Ceci n'est possible que dans le cas de l'échec de la stratégie de base, laquelle consiste non à remplacer des productions étrangères par des productions françaises, mais à multiplier les exportations des français déjà exportateurs.
Si ce cas arrive, dans la mesure où cette augmentation de prix correspond à de nouveaux emplois, donc à de nouveaux salaires versés, l'augmentation des prix ne peut être supérieure au niveau des salaires (en effet on économise au moins les salaires du pays sous développée, les transports...) donc la ponction sur le consommateur due à la hausse du prix est inférieure à l'augmentation des revenus des travailleurs.
Bien plus l'état peut diminuer ses prélèvements sociaux, suite à la diminution des chômeurs, ce qui augmente aussi le pouvoir d'achat. Par contre on note effectivement un effet inflationniste qui demandera de mettre en place ces mesures de façon progressives, pour en noyer la perception dans le niveau des prix moyens. La mise en place progressive est non moins nécessaire, on l'a vu plus haut, pour habituer les acteurs à ce nouveau processus et permettre les adaptations de l'outil de production.
Bien entendu le but ultime n'est pas de pénaliser les pays en question, mais de créer avec eux un partenariat destiné à développer les exportations françaises ayant d'ores et déjà du succès à l'étranger.
Bien entendu aussi, un tel processus serait bien plus efficace s'il était mis en place au niveau de l'Europe, mais nous parlons de choses réalistes.
« Il faut innover et non se protéger » [bbcode][texte]
Par définition l'innovation ne se prévoit pas et se décrète encore moins. Cela fait près de 2000 ans que les Français innovent. Ils n'ont pas arrêté subitement il y a quelques années. C'est le mondialisme qui s'est développé récemment qui a faussé le jeu de l'innovation, en soumettant les Français à une concurrence déloyale, notamment par la Chine qui exploite ses ouvriers, certains travaillant même dans des camps de travail forcé. A partir de là, l'innovation est impuissante face à une force de travail humaine colossale.
Il y a en outre aucune raison d'affirmer que les Français seront éternellement plus innovants que les Chinois ou autre peuple en fort développement économique, sauf à développer une théorie raciste.
Ensuite, certains secteurs comme l'Agriculture ne dépendent pas seulement de l'innovation des hommes, mais aussi des ressources du territoire, de sa superficie et d'autres facteurs physiques.
Lorsque l'innovation ne suffit plus à garder sa force de production utile pour conquérir sa liberté, la raison impose de se protéger, pour conserver une certaine indépendance et donc rester libre tout simplement, notamment pour pouvoir continuer à subvenir à ses besoins vitaux en cas de conflit. Sacrifier son indépendance, alimentaire notamment, aux lois du marché, c'est livrer son peuple en pâture aux agresseurs de tout poil de la planète.
Il y a en outre des raisons mécaniques indispensables à cette indépendance. Le mondialisme entraine une spécialisation des productions par région du monde. Par exemple en Agriculture, la Turquie produit les figues, l'Argentine le boeuf etc... Mais imaginons qu'une catastrophe naturelle détruise demain les productions du principal fournisseur de lait, le monde serait alors privé de lait. Les informaticiens ont depuis longtemps compris ce principe en imaginant des sites miroirs qui déchargent le serveur principal et prennent totalement le relais en cas de panne. Ce principe de bon sens devrait faire réfléchir les mondialiste irresponsables, qui ne voient pas plus loin que leurs profits à court terme.
« Le protectionnisme est un principe archaïque » [bbcode][texte]
C'est souvent le cas lorsqu'on critique le protectionnisme naturel et raisonné prôné par le FN, aucun argument n'est apporté, mais on emploie allègremment les termes « archaïque », « dépassé » ou alors on tombe très souvent dans la caricature par des comparaisons avec la Corée du Nord, régime communiste totalement refermé sur ses frontières. « Les frontières sont des filtres et non des barrages » disait Jean-Marie Le Pen à François Bayrou un soir de débat sur la constitution européenne, alors que ce dernier n'avait visiblement pas les capacités intellectuelles suffisantes pour imaginer des intermédiaires entre absence de frontières et frontières hermétiques.
Le principe global du programme économique du FN est de libérer l'intérieur du pays et de protéger nos travailleurs et nos entrepreneurs vis-à-vis de la concurrence déloyale. Cette distinction fondamentale entre le dehors et le dedans est très rarement évoquée comme possibilité, et pour cause l'idéologie unique et obligatoire est mondialiste. Et c'est bien grâce à cette distinction que le programme du Front peut se vanter d'être social et libéral en même temps.
Il est difficile de comprendre en quoi se protéger de la concurrence déloyale est « archaïque » et pourquoi on peut souhaiter une telle concurrence, sauf lorsqu'on dirige une multinationale. A la vue de notre industrie textile à l'agonie, la fuite en avant vers le libre-échangisme mondial, qui nous soumet à une « concurrence libre et non-faussée » selon la défunte constitution européenne, est un véritable suicide. Personne ne pourra jamais expliquer comment 60 millions de Français bénéficiant de conditions de travail décentes et humaines résisteront à un milliard de Chinois réduits en esclavage par un état communiste totalitaire (pléonasme) relayé par les grosses entreprises qu'il commande. Les Chinois commencent le travail très jeune et ne peuvent y échapper puisqu'il est obligatoire. Ils sont exploités durant 10 à 12h par jour, logent directement dans l'entreprise dans des dortoirs sordides, ne bénéficient d'aucune protection sociale, et pour cause les revendications des ouvriers sont réprimées. Il faut ajouter aussi à cette situation générale les camps de travail forcés dans lesquels des personnes sont brutalisées jusqu'à en mourir. Quand bien même le FN veut libérer le travail pour mettre fin un à système d'assistanat suicidaire, qui deviendrait de toute façon inutile dans une société de plein emploi, il ne veut pas pour autant détruire toute protection sociale et réduire les Français en esclavage, au contraire. Il est en effet évident que pour faire face à une telle concurrence sans protectionnisme, les Français n'auraient pas d'autre choix que de s'aligner (vers le bas) sur la condition abjecte de ces ouvriers chinois.
« Le Front National est, depuis toujours, attaché aux libertés économiques et à la libre-entreprise. Cependant, il les tient moins pour des fins exclusives de l’économie que pour des moyens propres à libérer les potentialités de dynamisme et de responsabilité des Français. », selon son programme (http://www.frontnational.com/doc_prosp_economie.php).
Pour illustrer également la dimension sociale du programme économique frontiste, voici un propos de Jean-Marie Le Pen datant de 1974 (déjà !):
« Notre politique de la natalité a pour but principal l'indépendance sociale de la France. Je veux dire qu'il est scandaleux que des millions d'immigrés assument les tâches les plus ingrâtes... C'est là une nouvelle forme d'esclavagisme, de discrimination raciale dont on peut s'étonner que les gauchos ne s'étonnent pas ! Les travailleurs du bâtiment touchent par exemple de hauts salaires aux Etats-Unis et en Europe sauf en France où ils sont très bas. On importe donc de la main-d'œuvre à bon marché, ce qui fait bien l'affaire de certains patrons : en outre, cette masse de salaires insuffisants pèse sur l'échelle des autres rémunérations plus élevées... Nous estimons que toutes les tâches sans exception doivent être assurées par des travailleurs français, bien payés naturellement, je dirai même très payés en proportion de ce qu'elles sont rebutantes... » Jean-Marie Le Pen, interview dans France-Soir, 1974.
Ainsi, des salariés Français bien rémunérés seraient hors de prix pour les patrons par rapport aux Chinois.
Le message du FN est clair : travailler pour conquérir sa liberté et son bonheur et ne pas être dépendant de l'État. Travailler dur même, si on le souhaite bien sûr, pour se construire une formidable réussite, mais en aucun cas être exploité par un patron, ce qui est de fait la politique des ultra-libre-échangistes UMPSistes ayant appelé à voter oui à la constitution européenne. C'est d'ailleurs pour cette raison que le Front National a toujours soutenu en priorité les petits entrepreneurs. Non seulement ce sont eux qui sont les plus gros fournisseurs d'emploi et qui constituent un véritable tissu social dans le pays, mais chaque Français a le potentiel d'un entrepreneur, aussi modeste soit-il, et a ainsi la capacité de s'épanouir librement et de se libérer de l'emprise inhumaine d'un certain patronnat. Lorsqu'on a décidé de concurrencer un milliard de Chinois travaillant dans des conditions sordides, on ne peut non seulement pas s'épanouir, on est obligé de s'aligner sur leurs conditions de travail. D'ailleurs ce ne sont pas les Français qui ont décidé de livrer cette guerre économique inutile et abjecte, ce sont les grands patrons qui gouvernent en coulisse et qui ne sont pas derrière les machine-outils.
De façon claire, c'est la regression actuelle qui fait petit à petit retourner les Français à des conditions de travail difficiles qu'ils ont assumé autrefois, qui là justifie l'emploi du terme « archaïque ». Si nos ancêtres ont travaillé dur c'était pour construire une vie plus belle à leurs enfants, non pour qu'elle soit pire.
Il faut bien préciser que le protectionnisme raisonné du FN s'applique uniquement lorsque la concurrence est déloyale (pays à faibles coûts de main d'oeuvre, non-européens) ou lorsque une industrie est menacée de mort. Quelle réponse autre pourrait-on par exemple apporter aux viticulteurs menacés d'extinction ? Doit-on laisser mourir ce patrimoine fabuleux que sont nos vins Français ?
En outre, il faut ajouter que le protectionnisme raisonné du FN est très exactement celui que propose Maurice Allais, prix nobel d'économie Français. Voici son approche très générale du problème, énoncée par lui-même :
« En réalité, le choix réel n'est pas entre l'absence de toute protection et un protectionnisme isolant totalement chaque économie nationale de l'extérieur. Il est dans la recherche d'un système qui puisse permettre à chaque économie régionale de bénéficier d'une concurrence effective et des avantages de nombreux échanges avec l'extérieur, mais qui puisse également la protéger contre tous les désordres et les dysfonctionnements qui caractérisent chaque jour l'économie mondiale. » http://www.paneuropa.org/ch/textes/Allais.htm
Réponses aux questions [bbcode][texte]
« Que va faire le FN pour l'emploi des jeunes et des seniors ? » [bbcode][texte]
Il faut avant tout résoudre les causes du problème de l'emploi, et non s'attaquer aux conséquences sur telle ou telle catégorie de chômeurs. Il ne s'agit pas de répartir plus ou moins bien la pénurie d'emploi entre les Français, comme le font les partis de gouvernement depuis 30 ans. Il faut bien sûr créer de la croissance pour relancer l'économie, et donc créer des emplois qui profiteront à toutes les catégories d'âge.
Il faut prendre à bras le corps les quatre grandes causes du chômage en France : l'immigration massive et incontrôlée, l'ouverture inconsidérée des frontières au commerce international sauvage (l'ultra-libéralisme des partisans du oui à la constitution européenne), le fiscalisme prédateur mis en place par les politiques socialistes du PS, mais aussi de la fausse droite UMP, et une Éducation Nationale incapable de préparer les jeunes Français au marché du travail et à ses besoins.
Réponses aux objections [bbcode][texte]
On nous dit : « Le programme économique est un "attrape-tout" » [bbcode][texte]
Le principe global du programme économique du FN est de libérer l'intérieur du pays et de protéger nos travailleurs et nos entrepreneurs vis-à-vis de la concurrence déloyale. Cette distinction fondamentale entre le dehors et le dedans est très rarement évoquée comme possibilité, et pour cause l'idéologie unique et obligatoire est mondialiste. Et c'est bien grâce à cette distinction que le programme du Front peut se vanter d'être social et libéral en même temps.
On nous dit : « Le programme économique est "abracadabrantesque" » [bbcode][texte]
a faire
On nous dit : « C'est un programme libéral et donc anti-social » [bbcode][texte]
Tout d'abord, le Front National ne considère pas l'économie comme une fin en soi. Il est pragmatique et cherche avant tout à sauvegarder les interêts des Français. Comme il est déclaré dans la partie Économie du programme : « Le Front National est, depuis toujours, attaché aux libertés économiques et à la libre-entreprise. Cependant, il les tient moins pour des fins exclusives de l’économie que pour des moyens propres à libérer les potentialités de dynamisme et de responsabilité des Français » (programme Economie).
On pourrait qualifier le FN de « libéral » mais uniquement à l'intérieur de nos frontières, ou de celles de l'Europe si nos voisins l'acceptaient, c'est-à-dire au sein d'un espace économique homogène dans lequel règne donc une concurrence saine et loyale. Il n'est pas ultra-libéral comme l'UMP ou le PS qui prônent une compétition économique internationale, même contre des pays comme la Chine où les ouvriers travaillent dur 14h par jour dés 16 ans en logeant directement dans l'entreprise ! Car ce sont bien ces partis de l'établissement qui ouvrent toujours plus grandes les frontières à tous les vents mauvais de la concurrence sauvage internationale, et qui ont appellé à voter oui à la constitution européenne ultra-libre-échangiste.
Ce qu'il faut comprendre, et qui est très important, c'est que l'impact d'une politique de protection de nos emplois et nos entreprises, raisonnable et intelligente, serait beaucoup plus grand et bénéfique au niveau du social, que toutes les réformes prétendument « sociales » faites par l'UMPS, comme les 35 heures ou l'ISF. Cela nous permettrait de garder nos entreprises et donc nos emplois. Les Etats-Unis pratiquent d'ailleurs un protectionnisme, assez primaire lui contrairement à celui que propose le FN, et c'est ce qui est prôné par Maurice Allais, notre seul prix Nobel d'économie Français (en 1989).
Ensuite, il faut réaliser qu'en inversant l'immigration planifiée au service du grand capital pour baisser les salaires, les ouvriers retrouveront des salaires décents. Voici ce que Le Pen disait dans France-Soir, en 1974 (déjà !) :
« Notre politique de la natalité a pour but principal l'indépendance sociale de la France. Je veux dire qu'il est scandaleux que des millions d'immigrés assument les tâches les plus ingrates... C'est là une nouvelle forme d'esclavagisme, de discrimination raciale dont on peut s'étonner que les gauchos ne s'étonnent pas ! Les travailleurs du bâtiment touchent par exemple de hauts salaires aux Etats-Unis et en Europe sauf en France où ils sont très bas. On importe donc de la main-d'œuvre à bon marché, ce qui fait bien l'affaire de certains patrons : en outre, cette masse de salaires insuffisants pèse sur l'échelle des autres rémunérations plus élevées... Nous estimons que toutes les tâches sans exception doivent être assurées par des travailleurs français, bien payés naturellement, je dirai même très payés en proportion de ce qu'elles sont rebutantes... ».
Ainsi, la gauche et l'extrême-gauche ont trahi les ouvriers en prônant la folle politique d'immigration massive que seul le FN dénonce.
Le programme du FN propose également la préférence nationale en matière d'emploi, de logement et d'aides sociales, c'est-à-dire un nationalisme naturel, protecteur et solidaire, qui assure aux Français la priorité méritée sur les fruits de leur travail.
Ensuite seulement, protégé par toutes ses réformes indispensables, le FN pourra libérer l'économie intérieure pour permettre à tout le monde de créer ses propres richesses. Le partage inconsidéré des richesses est en effet une escroquerie vendue par la gauche, et une erreur fondamentale pour les gens sincères. Car pour partager les richesses, encore faut-il bien entendu les créer.
Concrêtement, l'ouvrier doit pouvoir quitter son patron si celui-ci l'exploite, pour aller créer sa petite affaire librement et sans entraves. Ainsi les grosses entreprises seront concurrencées par une multitude de petits patrons libres, qui non seulement n'en seront plus de dociles salariés, mais leur prendront des parts de marché. Cela rétablira un équilibre entre grosses et petites entreprises, et les grosses seront obligées de respecter leurs salariés si elles ne veulent pas les voir partir.
Car ne nous y trompons pas. Les monopoles des grosses structures ont été créés par le socialisme. En effet, pour créer son entreprise de nos jours il faut beaucoup d'argent, il faut un temps démentiel pour accomplir les lourdes tâches administratives, et il faut des connaissances juridiques ardues. Tout cela a été créé par l'empilement écrasant des diverses taxes, impôts, règlements multiples, conséquences des systèmes de taxation et de répartition du socialisme, et des réglementations compliquées que cela nécessite.
Ainsi, sous le faux prétexte de faire du « social », le socialisme a créé une classe privilégiée de gros patrons qui seule peut réellement entreprendre, car elle a déjà ses entreprises qui sont en place et qui « tournent », elle a de l'argent, et maintient à distance la concurrence qui est dans l'impossibilité totale de se développer. Cela, encore une fois, pour des raisons financières, fiscales, administratives et juridiques. En retour, ces gros patrons se plient bien volontiers à des impôts plus élevés, encore qu'ils échappent à une grosse partie d'entre eux grâce aux paradis fiscaux.
Non seulement le nombre de pauvres ne diminue pas, mais l'écart entre les riches et les pauvres ne cesse d'augmenter.
Il y a là un piège fondamental et vicieux tendu par le socialisme. Car il faut bien distinguer socialisme et social. Le socialisme est une méthode, et elle n'a jamais réussi à faire du « social », qui lui est un objectif politique.
Enfin, il faut évoquer la restriction des libertés qu'entraîne un état socialiste et donc dirigiste. Ce que proposent le Parti Socialiste (et anti-social) et le reste de la gauche, c'est toujours plus d'Etat et la fin de nos libertés, alors que les étatismes national-socialistes et surtout communistes ont largement prouvé leur dangerosité.
On nous dit : « Il veut supprimer l'ISF car il est contre les pauvres » [bbcode][texte]
Le Front National ne propose pas de supprimer l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), mais d'en exonérer la résidence principale (programme de Gouvernement 2007 de Jean-Marie Le Pen, chapitre Economie et budget, page 42).
L'ISF représente en effet un beau trompe-l'œil fiscal. On a fait pleurer Margot en prétendant, quand il a été institué (1989), que cela allait permettre de taxer les plus fortunés au bénéfice de l'emploi et de la solidarité. Les placements financiers des non-résidents n'y sont pas soumis (libre-échangisme oblige), pas plus que les oeuvres d'art et autres objets antiques ou de collection. Divers montages fiscaux permettent aux contribuables les plus aisés d'y échapper : c'était le cas de l'homme le plus riche de France, PDG d'un puissant groupe commercial.
Il en va de même pour les droits de succession, dont on voudrait que leur progressivité permette, à chaque génération, de remettre les patrimoines au même niveau (ce qui est du pur socialisme). Or, la moyenne des successions est inférieure à 300 000 F. Il y a longtemps que les détenteurs des plus grosses fortunes ont pris la peine d'en organiser internationalement la transmission en les transférant dans des pays étrangers, des paradis fiscaux ou des sites off-shore où la législation est plus favorable.
Cette fuite massive des capitaux est de plus bien entendu néfaste pour le pays dans son ensemble, et donc pour les plus pauvres. Il y a dans cet impôt-alibi une simple manipulation électoraliste de la part de la gauche caviar, dont les bourgeois font semblant de prendre en compte l'interêt des plus faibles pour obtenir leurs suffrages.
C'est pour cela que le Front National souhaite au minimum diminuer l'ISF en l'exonérant de la résidence principale.

