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Les chiffres de l'immigration

Un article de Vérité sur le FN - Ce que l'on vous cache sur le Front National et Jean-Marie Le Pen.

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Sommaire

Définitions   [bbcode][texte]

Immigration à caractère permanent   [bbcode][texte]

L'immigration permanente se compose d'étrangers introduits, régularisés ou bénéficiaires d'un changement de statut qui reçoivent un premier titre de séjour d'une durée au moins égale à un an. Elle dépend en grande partie de deux motifs : les relations familiales et le travail. On peut y ajouter la catégorie des visiteurs étrangers qui peuvent subvenir à leurs besoins sans exercer d'activité professionnelle.

Immigration à caractère temporaire   [bbcode][texte]

L'immigration temporaire recouvre les travailleurs détenteurs d'une autorisation provisoire de travail dont les titulaires de la carte portant mention « scientifique », les travailleurs saisonniers, les étudiants, les artistes et auteurs.Observatoire statistique de l'immigration et de l'intégration, rapport 2002-2003

Les chiffres officiels de l'immigration   [bbcode][texte]

2000   [bbcode][texte]

Source Observatoire statistique de l'immigration et de l'intégration, rapport 2002-2003
Type Caractère permanent Caractère temporaire Asile Eloignement du territoire
Détails Non-Européens Européens Travailleurs temporaires Travailleurs saisonniers Etudiants Demandeurs d'asile conventionnel Demandeurs d'asile territorial
Non donné Non donné 7 502 7 929 55 010 38 747 11 810
Totaux Non donné 70 441 50 557 9 203
Total entrées inconnu

2001   [bbcode][texte]

Source Observatoire statistique de l'immigration et de l'intégration, rapport 2002-2003
Type Caractère permanent Caractère temporaire Asile Eloignement du territoire
Détails Non-Européens Européens Travailleurs temporaires Travailleurs saisonniers Etudiants Demandeurs d'asile conventionnel Demandeurs d'asile territorial
106 500 33 500 9 628 10 794 55 803 47 291 17 272
Totaux 140 100 76 225 64 563 8 604
Total entrées 272 284

2002   [bbcode][texte]

Source Observatoire statistique de l'immigration et de l'intégration, rapport 2002-2003
Type Caractère permanent Caractère temporaire Asile Eloignement du territoire
Détails Non-Européens Européens Travailleurs temporaires Travailleurs saisonniers Etudiants Demandeurs d'asile conventionnel Demandeurs d'asile territorial
123 700 32 300 9 822 13 543 59 369 51 087 22 788
Totaux 156 100 82 734 73 875 10 067
Total entrées 302 642

Voir aussi : http://www.social.gouv.fr/IMG/html/chiffcle2002.html

2003   [bbcode][texte]

Source Observatoire statistique de l'immigration et de l'intégration, rapport 2002-2003
Type Caractère permanent Caractère temporaire Asile Eloignement du territoire
Détails Non-Européens Européens Travailleurs temporaires Travailleurs saisonniers Etudiants Demandeurs d'asile conventionnel Demandeurs d'asile territorial
136 400 36 700 10 138 14 566 54 569 52 204 (60 000 avec mineurs) 27 741
Totaux 173 100 79 273 87 741 11 692
Total entrées 328 422

2004   [bbcode][texte]

Source Ministère de l'Emploi, Direction de la population et des migrations, Immigration et présence étrangère en France en 2004
Type Caractère permanent Caractère temporaire Asile Eloignement du territoire
Détails Non-Européens Européens Travailleurs temporaires Travailleurs saisonniers Etudiants Demandeurs d'asile conventionnel Demandeurs d'asile territorial
140 100 non donné environ 10 000 15 743 55 008 50 547 (sans les mineurs) catégorie disparue
Totaux 140 100 80 751 50 547 non donné
Total entrées 271 398

Remarque : « L’année 2004 enregistre une rupture dans les statistiques de l’immigration, qui se limitent désormais aux entrées de ressortissants de pays extérieurs (« pays tiers ») à l’Espace économique européen (EEE). » indique la source. Le chiffre des Européens issus de l'immigration à caractère permanent n'est donc pas donné.


Source Observatoire statistique de l'immigration et de l'intégration du Haut Conseil à l'intégration, rapport statistique 2002-2004
Type Caractère permanent Caractère temporaire Asile Eloignement du territoire
Détails Non-Européens Européens Travailleurs temporaires Travailleurs saisonniers Etudiants Demandeurs d'asile conventionnel Demandeurs d'asile territorial
0 non donné 9 950 15 743 64 043 65 600 (mineurs inclus) catégorie disparue
Totaux 0 89 736 65 600 non donné
Total entrées 0

Entrées au titre du travail   [bbcode][texte]

Source : Observatoire statistique de l'immigration et de l'intégration, rapport 2002-2003

Tableau page 25

2001

  • actifs salariés : 8 811
  • actifs non salariés : 443
  • total : 140 100
  • pourcentage : 6,60 %

2002

  • actifs salariés : 7 469
  • actifs non salariés : 510
  • total : 156 100
  • pourcentage : 5,11 %

2003

  • actifs salariés : 6 500
  • actifs non salariés : 406
  • total : 173 100
  • pourcentage : 3,98 %

Source : Observatoire statistique de l'immigration et de l'intégration du Haut Conseil à l'intégration, rapport statistique 2002-2004

  • 2000 : 5 990
  • 2001 : 8 811
  • 2002 : 7 469
  • 2003 : 6 500
  • 2004 : 6 740

Source : Ministère de l'Emploi, Direction de la population et des migrations, Immigration et présence étrangère en France en 2004, page 3.

2004 : 7 050 immigrés au titre du travail sur 140 100 entrées, soit 5,03 %

Citation : « La très faible part de l'immigration pour motif de travail retient l'attention. Elle va d'ailleurs en s'amenuisant, passant de 7,5% en 1999, à 5,0% en 2004. »

Critiques des chiffres officiels   [bbcode][texte]

Des chiffres officiels de l'immigration farfelus   [bbcode][texte]

Résumé   [bbcode][texte]

Les statistiques officielles de l'immigration en France sont en totale contradiction avec elles-mêmes : la différence de population française entre le début de l'immigration massive, soit 1975, et aujourd'hui, qui provient uniquement de l'immigration puisque les Français n'ont jamais eu dans cette période un taux de fécondité supérieur au seuil de renouvellement des générations, ne se retrouve pas dans les chiffres de l'immigration. On en déduit que l'INSEE donne des soldes migratoires tout à fait farfelus. Elle reconnaît d'ailleurs officiellement, mais partiellement, son « erreur ».

Démonstration   [bbcode][texte]

D'après l'INED (c'est-à-dire l'INSEE), la population française en 1975 était de 52 millions d'habitants (ined.fr). Or c'est à cette date que le taux de fécondité des femmes françaises descend sous la barre de renouvellement des générations, soit 2,1 enfants par femme. Malheureusement, depuis 1975, le taux de fécondité ne remontera plus jamais au dessus de cette barre décisive, comme on peut le voir sur la courbe suivante :

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Indice conjoncturel de fécondité fondé sur les taux par âge de l’état civil (ICF selon l’année) et descendance finale des générations (DF, selon l’année de naissance décalée de 28 ans). Chiffres de l'INSEE cités par le Ministère de l'emploi.

Au 1er janvier 2006, la population française est de 62,9 millions d'habitants, selon ce bilan démographique de 2005 publié par l'INSEE.

La différence entre la population française d'aujourd'hui et celle de 1975, ne peut donc provenir que de l'immigration, puisque la natalité n'a jamais assuré le renouvellement des générations depuis 1975. Ainsi, il est entré en 30 ans plus de 10 millions d'étrangers, rapidement devenus Français. C'est le chiffre que donne régulièrement Jean-Marie Le Pen. Il faut bien noter que cette estimation est une hypothèse basse, puisque le taux de fécondité des Françaises a été souvent bien en deçà du seuil de renouvellement. Remarquons également au passage que les enfants de ces immigrés ne sont pas inclus dans les 10 millions.

Sur ces 30 dernières années, cela donne donc un solde migratoire (entrées moins sorties) moyen de 330 000 par an. Et en faisait la sommes des soldes migratoires donnés par l'INSEE depuis 30 ans, on doit retrouver au moins cette différence de 10 millions. Or en consultant l'historique des soldes migratoires donné dans ce rapport de l'INED (voir tableau page 3) publié en mars 2005, on ne peut que s'étonner que le solde migratoire ne dépasse jamais les 100 000 depuis 1975, sauf en 2004 (105 000). On est donc très loin du compte des 10 millions, puisqu'on obtient au grand maximum 3 millions d'immigrés. Il en manque donc au moins 7 millions, ce qui sur un pays de 60 millions d'habitants qui connaît une situation d'insécurité dramatique causée principalement par son immigration, est totalement incroyable, et inacceptable.

L'INSEE reconnaît partiellement son « erreur » sur les chiffres de l'immigration   [bbcode][texte]

Dans un article du 18 juillet 2006 et intitulé « Immigration : Le compte n'est pas bon », L'Express publie les aveus de l'INSEE, qui sont fait curieusement lorsque les Français sont en vacances :

« Immigration : Le compte n'est pas bon

(...)

En février 2004 [NDLR : comme par hasard avant les élections régionales de 2004, suites aux manifestations très dérangeantes dénonçant la loi contre le port du voile islamique], notre Institut national de la statistique et des études économiques (Insee, établissement public à la réputation internationale) annonçait une diminution historique, la première depuis longtemps, de notre solde migratoire. Le scoop fait alors la Une des journaux, et pour cause: le retournement s'expliquerait notamment par une forte baisse des entrées de familles de réfugiés et de travailleurs étrangers sur le territoire, explique l'Insee.

Petit hic: dans les faits, c'est tout le contraire. «Le nombre d'immigrants venus s'installer en France progresse de manière quasi continue depuis 1997», constatent à l'Institut national d'études démographiques (Ined) les chercheurs Michèle Tribalat et Xavier Thierry. Les chiffres du ministère de l'Intérieur enfoncent le clou: la barre symbolique des 200 000 entrées annuelles a même été franchie en 2002. Et, entre 1999 et 2003, le flux a augmenté de 50%. Une baisse du solde migratoire en 2003 paraît donc peu crédible.

Acculé, l'Insee rectifie discrètement [cela n'a fait que très peu de bruit, en comparaison du « scoop victorieux » annonçant la « diminution historique » du solde migratoire, repris massivement par tous les grands médias avant les élections régionales de 2004] le tir: le solde migratoire pour l'année 2003 est augmenté de plusieurs milliers, mais corrigé officiellement - en positif, cette fois - au printemps 2004 seulement. «Nous avons fait une petite erreur, reconnaît aujourd'hui Guy Desplanques, chef du département de la démographie au siège de l'Insee. Le solde migratoire a été sous-estimé de quelques milliers, mais l'erreur nous a paru mineure comparée à l'effectif total de la population. »

Mineure? Les arrangements comptables de l'Insee choquent la communauté des experts. Pour la spécialiste de l'immigration Michèle Tribalat, ces acrobaties révèlent une lacune grave: «Nous sommes sans boussole pour déterminer en France le solde migratoire, dit-elle. Le chiffre annoncé par l'Insee ne représente que l'idée qu'il s'en fait.» Or l'idée est parfois très éloignée de la réalité. (...) »

Julie Joly, L'Express, 18 juillet 2006.

Dans la suite de l'article, L'Express retranscrit l'aveu général de Guy Desplanques de l'INSEE, et de Michèle Tribalat, chercheuse à l'INED : Sur les mouvements de Français « on ne sait rien ou presque, il n'existe aucune donnée exhaustive ».

Michèle Tribalat critiquera ensuite sévèrement les chiffres et les méthodes de l'INSEE, dans une interview au Figaro du 24 août 2006 :

« Tribalat : «L'Insee admet enfin avoir sous-estimé le solde migratoire»

LE FIGARO. - La France compte près de 5 millions d'immigrés, soit une hausse de 18% par rapport à 1990. Que vous inspire cette augmentation importante ?

Michèle TRIBALAT. - Je constate que l'Insee revient, bien timidement dans un encadré, sur le recensement de 1999 qui était de très mauvaise qualité. A l'époque, l'Institut avait trouvé un solde migratoire négatif : un résultat hautement improbable... qu'il avait aussitôt corrigé de manière factice pour retomber sur ses pieds. Le problème s'est de nouveau posé en 2004, cette fois en sens inverse, puis en 2005. Ainsi, incapable d'avouer son erreur, l'Insee s'est engagé dans une fuite en avant pour rendre des résultats cohérents en apparence. Mais qui n'ont aucun sens in fine.

LE FIGARO. - En Admettant avoir «sous-estimé le nombre d'immigrés», l'Institut ajoute qu'une publication ultérieure fournira un ordre de grandeur de la correction à apporter...

Michèle TRIBALAT. - Enfin ! C'est la première fois qu'il le reconnaît. Mais cette publication sera un document de travail à la diffusion très réduite. Je pense que l'Insee s'est retrouvé face à un dilemme : assumer les données sous-estimées de 1999 ou la croissance très forte de la population immigrée constatée en 2004 et 2005. Finalement, tout cela montre qu'il est impossible de travailler avec des données fiables en France. La vérité est que le solde migratoire - bilan des entrées et sorties d'étrangers et de Français - est parfaitement inconnu puisque seules les entrées d'étrangers le sont à peu près. Il faut absolument inventer de nouveaux outils. C'est la seule garantie pour espérer échapper à la pression politique du moment.

LE FIGARO. - L'étude montre par ailleurs une très forte hausse de la population née en Afrique subsaharienne (+ 45%) mais aussi une augmentation de la part de Français d'origine immigrée.

Michèle TRIBALAT. - Toutes ces comparaisons, fondées sur le recensement biaisé de 1999, ne tiennent pas compte de la prudence à laquelle invite l'encadré. L'Insee a enfin reconnu son erreur et annonce qu'il va la corriger, mais il ne va jusqu'au bout de son raisonnement. L'Institut aurait, au moins, pu ajouter un bémol en précisant que des immigrés ont été oubliés en 1999. »

D. Ch., Le Figaro, 24 août 2006.

Récupérée de « http://www.veritesurlefn.org/modules/mediawiki/index.php/Les_chiffres_de_l%27immigration »

Cette page a été consultée 2344 fois. Dernière modification de cette page le 15 avril 2008 à 12:56. Contenu disponible sous Vérité sur le FN - Ce que l'on vous cache sur le Front National et Jean-Marie Le Pen.