Présentation générale de la persécution communiste chinoise des Tibétains [bbcode][texte]
Le Tibet a été annexé par la Chine de Mao Zedong en 1950. En 1959, le 14ème dalaï-lama, le leader spirituel du Tibet, est contraint à l'exil et part s'installer à Dharamsala, en Inde, où il vit toujours. Le gouvernement chinois organise alors l'immigration de Chinois de souche, dans ce qui est devenu la « région autonome du Tibet », jusqu'à ce qu'ils deviennent majoritaires. En 1988, le dalaï lama affirme ne plus se battre pour un Tibet indépendant mais plutôt pour une « entité démocratique et politiquement autonome ».
Le 10 mars 2008, des moines tibétains commémorent à Lhassa, la capitale de la région autonome du Tibet, le 49ème anniversaire d'une révolte avortée contre la Chine. La manifestation dégénère en affrontements avec la police, et les heurts se propagent ensuite à différentes régions de Chine peuplées de Tibétains. Les deux camps établissent leurs propres bilans de victimes, mais ces chiffres sont impossibles à vérifier, les régions concernées ayant été interdites aux journalistes.
Ces mouvements de protestations mettent le gouvernement chinois dans l'embarras, alors que le pays s'apprête à recevoir le monde entier à l'occasion des Jeux olympiques de Pékin en 2008 (résumé par France24).
La volonté politique du Dalaï Lama et du Tibet [bbcode][texte]
Le Dalaï Lama est nationaliste [bbcode][texte]

Le Dalaï Lama est nationaliste
- Message du Dalaï Lama à l'occasion du 39e anniversaire du soulèvement de Lhassa, 10 mars 1998.
« Contrastant totalement avec ces aspects positifs du développement de la Chine proprement dite, la situation au Tibet a tristement empiré ces dernières années. Récemment, il est devenu évident que Pékin met à exécution au Tibet ce que l'on peut appeler une politique délibérée de génocide culturel. L'infâme campagne "Frappez fort" à l'encontre de la religion et du nationalisme tibétains s'est intensifiée au fil des années. »
(Intervention originale, traduite par Wikisource)
- Message du Dalaï Lama à l'occasion du 47e anniversaire du soulèvement de Lhassa, 10 mars 2006.
« Je n'ai qu'une revendication : le droit pour tous les Tibétains, c'est-à-dire pour la nationalité tibétaine dans son intégralité, d'établir eux-mêmes leurs propres règles et de jouir d'une autonomie authentique. »
(Intervention originale, traduite par Wikisource)
- Message du Dalaï Lama à l'occasion du 49e anniversaire du soulèvement de Lhassa, 10 mars 2008.
« Pendant six décennies, les Tibétains dans l'ensemble du Tibet connu sous le nom de Tcheulkha-Soum (U-Tsang, Kham et Amdo) ont dû vivre dans un état de peur constante, d'intimidation et de suspicion sous la répression chinoise. Néanmoins, en plus de maintenir sa foi religieuse, un sentiment de nationalisme et sa culture unique, le peuple tibétain a été capable de garder vivante son aspiration première pour la liberté. J'ai une grande admiration pour toutes ces qualités du peuple tibétain et son indomptable courage. Je suis très fier et satisfait de lui. »
(Intervention originale sur dalailama.com. Il faut noter la traduction inexacte de Wikisource qui, pas vraiment gêné par la déformation des propos des autres, traduit « a sense of nationalism », par « un certain nationalisme ».)
Le Dalaï Lama est contre l'immigration massive [bbcode][texte]
- « Transfert et contrôle de population », rapport du Gouvernement tibétain en exil, 2 février 1996
« Le transfert de civils par une puissance occupante dans le territoire qu'elle occupe est une violation du droit international, conformément à la quatrième convention de Genève de 1949. Cependant, c'est une pratique que de nombreuses puissances occupantes, administrations coloniales et dirigeants totalitaires ont utilisé et utilisent toujours pour briser la résistance à leur pouvoir et renforcer leur contrôle sur un territoire particulier. Hitler développa des stratégies de transfert de population à grande échelle et Staline mis en pratique ce type de stratégies avec un résultat tragique que l'on voit aujourd'hui dans l'ancienne Union Soviétique.
Aujourd'hui, la Chine met en œuvre la même politique au Tibet. Commencée dés 1949, lorsque la Chine débutait l'invasion du Tibet, cette politique pose la plus grande menace pour la survie de la nation et du peuple tibétains. Outre submerger le pays avec des millions de colons en provenance de Chine, le gouvernement chinois emploie différentes mesures coercitives de contrôle des naissances visant à endiguer la croissance de la population tibétaine.
L'objectif de cette double politique démographique est d'arriver à la réduction des tibétains à une insignifiante minorité dans leurs pays, afin de rendre toute résistance contre la Chine inefficace. C'est précisément pour cette raison que certains observateurs ont qualifié cette politique chinoise de "Solution finale". »
Traduit de « Transfert et contrôle de population », Gouvernement tibétain en exil, 2 février 1996.
- Message du Dalaï Lama à l'occasion du 38e anniversaire du soulèvement de Lhassa, 10 mars 1997
« A ces mesures d'éradication de la culture, de la religion et de l'éducation s'ajoute l'afflux toujours aussi massif d'immigrants chinois au Tibet - avec pour effet de dissoudre son identité culturelle et religieuse et de réduire la population tibétaine à une minorité insignifiante dans son propre pays - ce qui équivaut à une politique de génocide culturel. Aujourd'hui, dans la majeure partie des villes et des cités, les Tibétains sont presque marginalisés. Si on laisse se perpétuer ce transfert de population, la civilisation tibétaine, dans quelques décennies, aura cessé d'exister. »
(Intervention originale traduite par Wikisource)
- Message du Dalaï Lama à l'occasion du 41e anniversaire du soulèvement de Lhassa, 10 mars 2000
« Les autorités chinoises voient dans la spécificité de la culture et de la religion du Tibet la principale cause de séparatisme. C'est pourquoi elles tentent de détruire ce qui fait l'essence même de la civilisation et de l'identité tibétaines. Instaurer de nouvelles mesures de restrictions dans les domaines de la culture, de la religion et de l'éducation, tandis que l'afflux des immigrants chinois au Tibet ne diminue pas, équivaut à imposer une politique de génocide culturel.
On peut dire à juste titre que la résistance tibétaine et le combat qu'elle mène pour la liberté s'enracinent dans la longue histoire du Tibet, dans sa culture ancienne et distincte et dans son identité spécifique. »
(Intervention originale traduite par Wikisource)
- Message du Dalaï Lama à l'occasion du 46e anniversaire du soulèvement de Lhassa, 10 mars 2005
« Le peuple tibétain a été et est toujours en butte à la présomption de culpabilité et à une répression croissante. Le manque d'égalité et d'une véritable harmonie ethnique fondée sur la confiance, ainsi que l'absence d'authentique stabilité au Tibet montrent clairement que les choses ne vont pas bien et qu'il y a un problème de fond. »
(Intervention originale traduite par Wikisource)
- Le Dalaï Lama exprime son opposition à la liaison ferroviaire Pékin-Lhasa, 1er février 2007 (Dépêche Reuters).
« Le Dalaï Lama a accusé Pékin aujourd'hui d'utiliser une nouvelle ligne ferroviaire pour submerger le Tibet avec des mendiants, des prostituées, et des chômeurs, détruisant sa culture et ses traditions.
"La ligne ferroviaire est un vrai danger," a déclaré le leader spirituel, qui fuit le Tibet vers l'Inde après la rébellion manquée contre la Chine en 1959.
"Des mendiants, des personnes handicapées arrivent. Leur nombre est énorme. En outre les sans-emploi connaissant des difficultés en Chine, viennent à Lhassa", a-t-il dit à une assemblée religieuse dans la ville indienne de Mumbai.
La ligne ferroviaire longue de 1142 km a été mise en service en juillet dernier. La plus haute du monde, elle passe à travers pics de glace des spectaculaires dans les montagnes tibétaines, atteignant des altitudes de 5000 m.
Pékin affirme que la liaison d'une durée de 13h de la province chinoise d'extrême-ouest jusqu'à la capitale du Tibet, Lhasa, va apporter un développement économique et sociale à cette région isolée.
Mais les Tibétains exilés - environ 80000 d'entre-eux vivent en Inde - ont qualifié la liaison ferroviaire de "seconde invasion du Tibet".
Ils ont déclaré qu'elle ne ferait qu'augmenter l'immigration chinoise, diluer la culture tibétaine, et militariser la région.
Le Dalaï Lama a déclaré que Pékin obligeait les pauvres villageois à se réimplanter au Tibet et y envoyait également des jeunes filles sans éducation de la campagne pour "les entraîner vers la prostitution".
"Ainsi, cela augmente le danger du SIDA", a-t-il dit.
Le Dalaï Lama a déclaré qu'outre la destruction de l'identité culturelle du Tibet, la liaison ferroviaire était une "menace environnementale" car elle favorisait l'exploitation des mines chinoises à très hautes altitudes.
"Nous sommes très inquiets de l'impact environnemental de la ligne ferroviaire" a-t-il déclaré. »
(Traduit d'une Dépêche Reuters du 1er février 2007)
- Message du Dalaï Lama à l'occasion du 48e anniversaire du soulèvement de Lhassa, 10 mars 2007
« La principale raison ayant motivé la proposition que j'ai faite d'une véritable autonomie régionale des nationalités pour tous les Tibétains est d'assurer une égalité véritable et de faire naître un sentiment d'unité entre Tibétains et Chinois, en éliminant le grand chauvinisme des Hans aussi bien que le nationalisme local. Cela devrait contribuer à la stabilité du pays, grâce à l'entraide, la confiance et l'amitié entre nos deux nationalités. Cela participera également au maintien de notre richesse culturelle et de notre langue, dans un juste équilibre entre développements matériel et spirituel, au bénéfice de l'humanité tout entière.
Il est exact que la constitution chinoise garantit aux nationalités minoritaires une autonomie régionale des nationalités. Le problème est que ce principe n'est pas pleinement mis en pratique. Ceci explique que son but, pourtant explicite, ne soit pas réalisé : protéger l'identité, la culture et la langue des nationalités minoritaires. Ce qui se passe sur le terrain, c'est que des populations entières appartenant aux nationalités majoritaires se sont installées dans des régions appartenant aux minorités. En conséquence, les nationalités minoritaires, au lieu de pouvoir préserver leur propre identité, leur culture et leur langue, n'ont pas eu d'autres choix que d'adopter la langue et les coutumes de la nationalité majoritaire, et cela dans leur vie quotidienne. De là vient le danger d'une extinction progressive des langues et des riches traditions des nationalités minoritaires.
Il n'y a rien de mauvais en soi à vouloir développer des infrastructures, comme par exemple le chemin de fer. Néanmoins celui-ci est la source de bien des problèmes car depuis que la voie ferrée est devenue opérationnelle, le Tibet a connu une nouvelle augmentation du transfert de population chinoise, l'accélération de la détérioration de son environnement, l'augmentation de la pollution, du mauvais usage de l'eau et de l'exploitation des ressources naturelles, toutes causes de la dévastation du pays et de la ruine de ceux qui y vivent.
Bien qu'il y ait eu un certain nombre de membres du Parti communiste instruits et compétents, issus des nationalités minoritaires, il est regrettable que très peu d'entre eux aient obtenu des postes de direction au niveau national. Certains d'entre eux se sont même vus traités de séparatistes.
Si l'on veut obtenir des bénéfices tangibles aussi bien pour les nationalités majoritaires que celles qui sont minoritaires, ainsi d'ailleurs que pour le gouvernement central et pour les gouvernements régionaux, il faut mettre en place une autonomie significative. Dans la mesure où cette autonomie concerne en particulier les nationalités minoritaires, la revendication de voir tous les Tibétains placés sous une seule et même administration est sincère, juste et transparente. »
(Intervention originale traduite par Wikisource)
- Interview donnée au Nouvel Observateur, le 16 janvier 2008.
« Je dis souvent aux gens. Une nation ancienne avec un héritage culturel exceptionnel est en ce moment en train de mourir. Je dis aussi que, intentionnellement ou non, une sorte de génocide culturel a cours. Surtout via l'agression démographique. Par exemple, une autre région autonome, la Mongolie intérieure, ne comporte plus que 20% de population autochtone. Il y a 80% de Chinois. A Lhassa, les Tibétains sont environ 100.000, alors que les Chinois sont plus du double. Lhassa est devenue méconnaissable avec des buildings, et toute la vallée est urbanisée. Hormis le centre autour du Jokhang, tout le reste est devenu un véritable chinatown. De même, dans d'autres régions à l'Ouest comme Ngari. Il y a 15-20 ans, il n'y avait aucun Chinois dans ces régions. Maintenant, il y a des chinatown flambant neufs partout. Un journaliste de ZDF que j'ai rencontré récemment m'a montré des photos de plusieurs agglomérations où les Chinatown se sont multipliés. Les Tibétains sont donc devenus une minorité. »
« Le gouvernement chinois continue de nier. Ils prétendent que les Tibétains constituent toujours l'immense majorité. Il faut faire savoir au monde que l'agression démographique est très grave. C'est une urgence. »
(Interview au Nouvel Observateur, 16 janvier 2008)
- Message à l'occasion du 49e anniversaire du soulèvement de Lhassa 10 mars 2008
« D'autre part, en conséquence de leur politique de transfert de population, la population non-tibétaine a augmenté plusieurs fois, réduisant les Tibétains de souche à une insignifiante minorité dans leur propre pays. De plus, la langue, les coutumes et les traditions du Tibet, qui reflètent la vraie nature et l'identité du peuple tibétain, sont graduellement en train de disparaître. En conséquence, les Tibétains sont de plus en plus assimilés à une population chinoise plus nombreuse. »
(Intervention originale traduite par Wikisource)
La désinformation organisée sur le Tibet [bbcode][texte]
Comme pour tous les autres sujets politiquement incorrects, la désinformation institutionnalisée règne en maître concernant les propos nationalistes et anti-immigrationnistes du Dalaï Lama. Il ne faudrait pas que la sympathie naturelle que suscitent ce personnage et sa cause, rende le public sensible à ses propos, qui seraient de toute évidence comparés à la submersion migratoire que connaît la France.
C'est ainsi que l'accusation forte d'« agression démographique » lancée par le Dalaï Lama depuis un certain temps, et réitérée le 29 mars dernier, n'a été reprise ni commentée par aucun grand média français. Une recherche sur Google actualité indique tout juste que La Tribune, média modeste, a repris la nouvelle AP relatant cette expression lourde de sens, perdue dans le flux automatique des nouvelles de l'AP...
L'expression de « génocide culturel » utilisée par le Dalaï Lama a en revanche été reprise plutôt abondamment. Mais il est frappant de constater qu'elle n'est jamais associée à la submersion migratoire que connaît le Tibet. Ainsi, dans 6 grands médias français, Le Figaro, LCI, L'Express, Le Monde, Le Point et Le Parisien, à aucun moment on ne parle d'immigration, ce qui est pourtant la raison principale qui justifie l'emploi de l'expression « génocide culturel » par le Dalaï lama.
Les médias étrangers restent eux par contre plutôt objectifs sur ce point. USA Today par exemple :
« "Intentionnellement ou non, une sorte de génocide culturel est en train d'être mis en place", a déclaré le Dalaï Lama, évoquant un afflux d'immigration chinoise dans les zones tibétaines et les restrictions sur les pratiques bouddhistes - des politiques qui ont suscité un profond ressentiment chez les Tibétains. »
Si on n'a pas la déclaration complète du Dalaï Lama pour savoir qui des médias français ou étrangers ont raison, on peut tout de même se référer à cette ancienne interview du Dalaï Lama au Nouvel Observateur le 16 janvier : « Je dis aussi que, intentionnellement ou non, une sorte de génocide culturel a cours. Surtout via l'agression démographique ».
Les médias français ont donc justifié l'emploi de l'expression « génocide culturel » par les répressions anti-tibétaines uniquement, en occultant totalement l'immigration massive, facteur principal de ce génocide culturel. Sans complexe et sans honte, on déforme sournoisement les propos d'un Prix Nobel de la Paix...
Ainsi, il devient évident que les médias Français déforment volontairement l'information, dans le sens de la politique du système. Lorsque l'on sait que les médias sont détenus majoritairement par les mêmes grands groupes, amis des politiques en place depuis 30 ans, il n'y a là rien d'étonnant.
La contradiction des mondialistes pro-Tibétains [bbcode][texte]
Les positions politiques du Dalaï Lama, et plus généralement du Gouvernement tibétain en exil, seraient qualifiées d'« extrémistes » si elles étaient tenues par un parti français. Le Dalaï Lama n'hésite en effet pas à nommer « agression démographique » (interview au Nouvel Observateur, le 16/01/08) — expression très forte de sens — la politique chinoise d'immigration, une « submersion de millions de colons » (« Transfert et contrôle de population », Gouvernement tibétain en exil, 2 février 1996) qui pose « la plus grande menace pour la survie de la nation et du peuple tibétains » (ibid) et entraîne un « génocide culturel » (déclaration du Dalaï Lama du 16/03/08 notamment). Il est vrai que cette politique, comme celle qui a cours dans les pays européens, n'est pas le fruit du hasard, mais provient d'une volonté profonde qui vise à un objectif précis. Le gouvernement tibétain en exil explique que la Chine veut arriver ainsi à « la réduction des tibétains à une insignifiante minorité dans leurs pays, afin de rendre toute résistance contre la Chine inefficace ». Là, « on est en pleine théorie du complot », diraient les petits soldats et idiots utiles du système, bien trop crétins, lâches et suffisants, pour imaginer que leurs dirigeants tout puissants ne sont pas des petits anges bien intentionnés qui agissent en toute transparence.
Telle est donc la contradiction effarante du système mondialiste, qui d'un côté soutient un Tibet nationaliste et anti-immigrationniste — même si pour des raisons diplomatiques et commerciales cela est parfois fait de façon timide —, et de l'autre, diabolise et condamne le Front National pour les mêmes positions, que partage le Dalaï Lama, prix Nobel de la paix en 1989. Cette contradiction est extrêmement révélatrice et significative.
Tout d'abord, elle révèle que les positions du Front National ne choquent fondamentalement en rien le système, bien trop intentionnellement coupable lui même de faits détestables pour s'offusquer de quelconques idées. En condamnant le Front National, celui-ci ne fait que jouer l'habituel petit numéro hypocrite et cynique (le « théâtre anti-fasciste » de Lionel Jospin), qui consiste à brandir des prétendus sentiments humanistes et des prétendues motivations démocrates, pour escroquer les bons sentiments du bon peuple, et constituer ainsi un prétexte idéal à la condamnation insupportablement injuste d'un opposant politique. Ce double jeu insidieux permanent des mondialistes est à l'image des bandits de grand chemin sans foi ni loi : ils miment la patte folle, pour attirer ainsi à eux leur victime apitoyée, et mieux la poignarder ensuite dans le dos, lorsqu'elle est venue lui porter secours.
Et cette hypocrisie cynique révèle, elle, la profonde motivation du système, coulisse de la dégoulinante comédie sentimentaliste : abattre l'unique opposant à la mondialisation et la destruction des Nations, de manière parfaitement totalitaire. On exclut ainsi le Front National des médias et des assemblées sensées être représentatives, sous prétexte d'opinions, d'autant plus facilement que ces dernières sont par définition parfaitement subjectives. Cela permet, pour les mêmes propos tenus, de diaboliser Le Pen d'un côté, et de chanter les louanges du Dalai Lama de l'autre, tout en laissant hurler les rappeurs leur « envie de dégainer sur des f.a.c.e.s. d.e. c.r.a.i.e.» (Ministère Amer, Flirt avec le meutre), ou les laisser appeller dans le texte à la « guerre raciale » (Smala, meurtre légal) contre les Blancs.
Cette contradiction des mondialistes permet également de mettre à jour leur politique fondamentale. Puisque ceux-ci constatent au Tibet, qu'ils défendent haut et fort, les effets destructeurs de l'immigration massive sur l'identité d'un Peuple, sans en tirer les conséquences pour la France, c'est bien la preuve qu'ils veulent la destruction de la France ! Qu'ils méprisent profondément son identité ! A moins qu'ils ne soient totalement désinformés sur les réalités du Tibet, ce qui n'est pas le cas de nos dirigeants bien sûr, mais l'est malheureusement de tellement de Français manipulés et trompés… Mais il ne faut pas oublier de nombreux autres français, qui suffisamment informés, refusent de voir la réalité en face, préférant se réfugier dans l'illusion du flot continu d'images télévisées et du matérialisme ambiant.
Enfin, la contradiction des mondialistes met à plat leur idéologie pseudo-humaniste : les Droitdelhommistes n'ont pas cette fois, on leur reconnaîtra au mois cela, le ridicule d'expliquer aux Tibétains, ou autres peuples en voie de disparition sur la planète comme les tribus d'Amazonie, qu'il faut « ouvrir leurs frontières », que « la différence les enrichira », et autres niaiseries pour idiots utiles.
On ne voit ainsi pas ce que le Tibet pourrait sur le fond attendre des mondialistes, et le Dalaï Lama devrait s'en méfier. Car en supposant que ceux-ci reconnaissent aujourd'hui une certaine indépendance du Tibet, ce serait pour mieux demain les diluer dans l'infâme bouillie consumériste internationale.
La contradiction des communistes pro-Tibétains [bbcode][texte]
S'agissant du soutient au Tibet par le système mondialiste dans toutes ses composantes, la contradiction la plus flagrante est portée, on aurait pu s'en douter, par les communistes, toujours ivres de propagande idéologique lourde et grossière, qui ne s'embarrasse pas de pragmatisme ni de vérité, pourvu qu'elle soulève des masses.
Les répressions du gouvernement Chinois contre les Tibétains sont en effet, de fait, le fruit pourri du communisme chinois. Et voir aujourd'hui le PCF ainsi que d'autres mouvements se réclamant du communisme comme la LCR, défendre aussi ardemment le Tibet, est honteusement hypocrite, et constitue une pure escroquerie intellectuelle dont seule l'extrême-gauche sans foi ni loi est capable.
Car la réalité est qu'aucun gouvernement communiste n'a jamais respecté les droits de l'homme dans l'histoire du monde. Ni Mao Tsetung hier en Chine avec ses 40 millions de mort (ce qui n'a pas l'air de troubler outre-mesure les Maoïstes, ô combien humanistes (sic), comme Daniel Cohn-Bendit, narrant ses aventures sexuelles avec les enfants à ses heures perdues), ni Staline et ses 20 millions de morts au bas mot en URSS, ni l'actuel gouvernement de Pékin avec son contrôle de la presse et ses camps de travaux forcés. Les communistes sincères — mais trompés et désinformés —, devraient sérieusement commencer à se demander pourquoi leur idéologie se termine ainsi toujours dans le sang, sous peine de gâcher leur vie à défendre une utopie, néfaste dans les faits…
La réalité est en effet que le communisme est mécaniquement incompatible avec la liberté et les droits légitimes que les hommes peuvent en retirer. Tout simplement car dés lors que l'état dirige la vie des hommes dans le domaine économique, il dirige par conséquent la vie des hommes dans tous les domaines. Car l'argent, le nerf de toutes les guerres au sens propre comme au figuré, y compris les guerres politiques, est ce qui permet à chacun d'être libre, de construire son bonheur, de s'exprimer, de constituer une association, un parti politique, etc. Le dirigisme économique est ainsi une atteinte grave à la liberté et à la démocratie.
A partir de là, l'idéologie communiste ne peut s'appliquer qu'en punissant ceux qui veulent garder leur liberté d'action et d'expression, c'est-à-dire en usant de répression. Cette répression est alors sans fin, frappant tous ceux qui veulent garder leur liberté individuelle, c'est-à-dire à une grande majorité d'Hommes.
Certains doux rêveurs répondront qu'il faut supprimer l'argent. Mais remplacez le par le troc, et le problème reste le même. Si l'état dirige la façon dont le troc doit se faire partout (ce qui est la définition du communisme : « on met tout en commun »), doit définir les équivalences entre les marchandises, et qui peut échanger quoi et avec qui, les libertés individuelles de chacun sont supprimées.
Et c'est encore une fois la répression contre la rebellion légitime, sous couvert des prétextes fallacieux habituels : on fait passer les rebelles pour des méchants, qui veulent, animée par pure haine, nuire à la bonne marche de la société. C'est d'ailleurs toujours la stratégie de communication insidieuse employée aujourd'hui par les mondialistes.
On pourrait développer longuement sur le communisme, qui est, même sur le plan idéologique pur, et contrairement à la vulgate, fondamentalement inhumain. C'est ainsi que la prétention d'un état de faire le bonheur de l'homme, et la volonté de l'assister sur tous les plans, traduisent une motivation tout à fait inhumaine et totalitaire, tant l'homme est par nature un être libre de son propre destin, et donc responsable, et le seul à pouvoir décider de quoi peut être constitué son propre bonheur.
La cohérence du Front National dans son soutien au Tibet [bbcode][texte]
Le seul parti cohérent dans son soutien, certes relatif, au Tibet, est, comme pour tant d'autres domaines, le Front National. Car c'est le seul qui, comme le Tibet, défend l'identité des Nations, prône ce nationalisme sain et naturel qui continue aujourd'hui encore de le faire bonheur de beaucoup de Peuples à travers le monde, et dénonce l'immigration massive comme politique de destruction des Peuples autochtones et de leur culture.
Bien entendu, le Front National se réjouit que nombre de ses adversaires soutiennent le Tibet, et contribuent ainsi à la promotion de ses idées. Car à l'inverse de ces adversaires, il n'est pas dans ses habitudes de s'approprier des symboles ou de confisquer des causes. C'est bien la preuve de sa profonde sincérité, et de son assurance en ses convictions.
Le Front National peut ainsi s'honorer de voir encore une fois la réalité lui donner raison. Plus exactement, il peut s'honorer de savoir regarder la réalité en face, avec courage et humilité, loin de toute idéologie utopique et prétentieuse. Si on constate aujourd'hui cette justesse de vue avec les évènements du Tibet, on la constate également avec ceux du Kossovo ; suite à l'envahissement progressif de leur territoire par l'immigration musulmane albanaise, les Serbes ont perdu une partie de leur territoire, désormais dirigé par les allogènes (comme cela a justement été relevé par Bruno Gollnisch au Parlement Européen, voir cette vidéo ou le texte de son intervention). Il est bien évident que ce non respect des frontières ne peut que finir mal, et entraîner des conflits.
Mais le Front National n'a pas attendu les évènements d'aujourd'hui pour le savoir. L'Histoire de l'humanité a toujours démontré que c'était le non-respect des frontières qui entraînait les conflits, et non les frontières elles-mêmes, qui sont au contraire une condition indispensable à l'identité, fondement de l'esprit humain, à la liberté et à la prospérité. En parti responsable, souhaitant sincèrement le bonheur des Hommes, le Front National n'a fait qu'accepter la réalité de la nature humaine : c'est le nationalisme sain et naturel souhaité par les Tibétains, qui est le principe le plus à même pour chaque peuple, de logiquement améliorer le sort de chacun, librement, tout en respectant bien sûr le nationalisme du voisin, et plus encore en collaborant sur ses intérêts communs. Loin de toutes les utopies socialistes, mondialistes ou religieuses, c'est ce principe des Nations libres, indépendantes, et coopérantes, qui est le fondement pragmatique de la doctrine du Front National. C'est la seule capable de construire un monde juste, honnête, correspondant à la réalité particulière de chaque Peuple, et la plus à même de réaliser la paix.

