On nous dit : « Il a accueilli des anciens collaborateurs » [bbcode][texte]
Les Résistants du FN, infiniment plus nombreux, sont toujours « omis » [bbcode][texte]
Toujours fidèles à leur malhonnêteté ignoble et à leur mépris du public, les diffuseurs de listes d'anciens collaborateurs « oublient » d'y ajouter les noms des anciens Résistants, pour ne pas donner une vision juste et réelle du Front National.
La comptabilité la plus précise des Résistants nous est donnée par Roger Holeindre, fondateur du Cercle National des Combattants (CNC). Il revendique au sein du CNC en 2004, « 26 commandeurs, 85 officiers et 250 chevaliers de la Légion d'honneur, 180 médaillés de la Résistance, 480 médaillés militaires pour faits de guerre, 1230 décorés de la Croix de guerre 39-45 ou TOE, et 780 de la Valeur militaire » (« Français d'abord » de janvier 2004).
Cela fait donc au moins 180 médaillés de la Résistance plus une partie des 1230 Croix de guerre 39-45.
Et comme il le spécifie dans un communiqué du CNC datant du 19 avril 2005 : « Membres du Cercle National des Combattants, ils sont également tous encartés au Front National et à jour de leur cotisation ».
On pourra trouver ici une liste très incomplète des Résistants du Front National.
Donnons les dix plus connus :
Maître Jean-Baptiste BIAGGI (Paris), avocat (H), ancien député de Paris, ancien conseiller régional de Corse, ancien maire de Cagnano (Corse), officier de la Légion d'honneur, Croix de Guerre 1939-1945, médaille de la Résistance.
Mlle Rolande BIRGY (Haute-Savoie), ancienne de la JOC (1928), membre du Sillon catholique (1930), de la CFTC (1929) et du MRP (1945), résistante (Réseau Valette d'Osia), croix du Combattant volontaire de la résistance, Yad-Waschem (titre de "Juste" décerné par l'Etat d'Israël, en 1984), membre de SOS Tout Petits.
M. Jean-Louis de CAMARET (Vaucluse), Médaille militaire, Croix de Guerre 39-45 avec citations, Croix du Combattant volontaire de la Résistance, ancien membre des réseaux de la France combattante et des FFI, médaille d'argent de la Ville de Paris.
M. Michel de CAMARET, ambassadeur de France, député Front National au Parlement européen (1984-1987), Compagnon de la Libération.
Gilbert DEVÈZE, grande figure de la Résistance qui rejoint Londres en 1940, Ancien député européen Front National en 86.
Robert HEMMERDINGER, médaillé de la Résistance, médaille de la France Libre, Croix de guerre, Président du Comité National des Français habiroux, Ancien Conseiller Régional FN d'Ile-de-France (1992-1998), Commandeur de la Légion d'honneur, grand officier de l'ordre national du Mérite.
M. Roger HOLEINDRE (Seine-Saint-Denis), Membre fondateur du Front National, Vice-président du Front National, président du Cercle national des Combattants, résistant, écrivain, grand reporter, ancien député de Seine-Saint-Denis, conseiller régional d'Ile de France, Médaille militaire, Croix de Guerre des T.O.E., croix de la Valeur militaire.
M. Augustin JORDAN (Paris), ancien ambassadeur, Commandeur de la Légion d'Honneur, Compagnon de la Libération, Croix de Guerre 1939-1945 (4 citations), Membre des premiers SAS, Military Cross (GB), Commandeur du Mérite Allemand.
Pierre SERGENT, Résistant dans le réseau Vélite-Thermopyles avant de rejoindre un maquis en Sologne, Ancien député Front National (1986-1988), Ancien officier.
Jean VALETTE d'OSIA (1899-2000), G de C.A. (C.R.) Commandant du 27e B.C.A. de 40 à 42, chef militaire de Haute-Savoie en 43 jusqu'à son arrestation en septembre 43, évadé puis passé à Londres et Alger en 44. Grand Croix de la Légion d'Honneur, Croix de guerre 14-18, T.O.E., 39-45., fondateur du maquis des Glières, Grand Croix de la Légion d'Honneur Président du Comité de soutien à la candidature de Jean Marie Le Pen.
Encore aujourd'hui, de nombreux Résistants toujours en vie figurent dans le comité de soutien 2007 à Jean-Marie Le Pen (liste officielle incomplète ici).
Une liste de collaborateurs mensongère [bbcode][texte]
Une liste d'anciens collaborateurs ayant, soi-disant, appartenus au FN circule sur internet. Comme tout ce qui circule à propos du FN, il y a une part de vrai qui n'a en soi fondamentalement rien de répréhensible, et énormément de faux. D'ailleurs aucune source sérieuse n'est donnée. Elle provient à l'origine de sites d'extrême-gauche, et a été reprise aveuglément par une multitude de pages personnelles ou satyriques.
Par exemple, Léon Gauthier n'a jamais fait parti du FN. Le Pen le dira en 1991, alors que dans l'émission de TF1 « Droit de savoir » (dont le titre a été immédiatement traduit par les Frontistes en « Droit de salir »), on faisait parler l'incertain Gauthier : « Au reste, faut-il que l'on ait peu de choses à me reprocher (...) pour solliciter les mensonges d'un Léon Gauthier que je n'ai pas revu depuis qu'il était un des permanents du Comité TV en 1965 et dont j'affirme qu'il n'a jamais joué aucun rôle, ni dans l'édition des disques de la SERP, ni au Front National. » Jean-Marie Le Pen (Extrait du livre « SOS-HYSTERIE » de Roger Holeindre, ancien Résistant et Damien Bariller).
Autre exemple, Marc Augier Alias Saint-Loup qui était un écrivain connu, n'a jamais fait parti du Front National. Même Wikipedia ne se permet pas de l'affirmer (et pour cause, il n'y aucune source valable).
Lorsque les noms cités sont bien des membres (ou anciens) du FN, les commentaires qui les accompagnent sont tout aussi hasardeux. Ainsi, on dit tout et n'importe quoi sur Roland Gaucher. Voici ce qu'il en dit lui-même :
« Il est vrai que, durant la campagne, j'avais été l'objet d'une attaque d'une violence inouïe. L'Est Républicain imprima en « une » que j'avais été milicien. Pour, le lendemain, reconnaître qu'il s'était trompé. Je le fis poursuivre et condamner. Je m'abstins de dire que, parmi les gros actionnaires de L'Est Républicain, figurait un ancien collabo, homme de presse fort connu, aujourd'hui décédé. Mais ayant travaillé dans un de ses journaux pendant quatre ans, je n'avais jamais eu de conflit avec lui, et je ne voulais pas le gêner. On voit par là qu'aux yeux des dirigeants de L'Est Républicain, il y a le mauvais et le bon « collabo ». Le bon, c'est celui qui apporte des sous.
Le Monde embraya avec un article de l'académicien Poirot-Delpech, qui assura que j'avais été Waffen SS.
Cette accusation, sans aucun fondement, avait déjà été formulée, dans le Midi, contre moi, par la communiste Danielle de March (que je devais retrouver au Parlement européen), dans Rouge, dans Libération. Poursuivie. Condamnée.
Poirot-Delpech n'en savait rien. Cela donna lieu à un procès mouvementé devant la 17e Chambre correctionnelle, où je réfutai toutes les accusations portées contre moi, où le grand gros Maître Baudelot, avocat du Monde me parut fort effacé et où Bertrand Poirot fut discret.
Vint balbutier contre moi un témoin, nommé Joseph Pinard, ancien député socialiste, progressiste chrétien, conseiller municipal au Service des Eaux de la mairie de Besançon. C'était lui qui avait alimenté la campagne contre moi en Franche-Comté.
De temps en temps, à Besançon, Pinard se manifeste dans des colloques avec des organisations juives, au Cercle Proudhon. Les malheureux doivent ignorer que Proudhon - cela se manifeste dans ses écrits - était furieusement antisémite.
En fin de compte, je fus débouté (alors que l'accusation d'avoir été Waffen SS était reconnue fausse en première instance). Mais je gagnai en appel.
Gagner contre Le Monde, il faut le faire. Je le dois en grande partie à la remarquable plaidoirie de Me Wallerand de Saint-Just.
Le Monde expédia en quelques lignes ce camouflet, dont il n'avait pas l'habitude. » (Source : La montée du Front National 1983-1997 - Roland Gaucher - 1997 - ISBN : 2-86477-164-0)
Enfin, on trouve également des maladresses risibles, de la part de gens qui visiblement ne savent pas vraiment de quoi ils parlent. On cite par exemple Pierre Sergent parce qu'il a fait partie de l'OAS (on ne voit d'ailleurs pas fondamentalement ce qu'il y a de répréhensible à cela). Malheureusement pour les bricoleurs gauchistes, Pierre Sergent est également un ancien Résistant du réseau Vélite-Thermopyles, et a été également ancien député Front National (1986-1988). Et cela n'est pas dit, bien évidemment...
Que signifie avoir été ancien collaborateur ? [bbcode][texte]
Sur ce site l'auteur explique pourquoi son grand-père s'est engagé dans la L.V.F.. On peut y lire : « Il s'agit d'engager des volontaires français aux côtés de l'armée allemande contre les Soviétiques dès l'hiver 1942. Par cette participation militaire au conflit, Darlan et ses amis, convaincus de "l'inéluctable victoire allemande", espèrent obtenir pour la France une place plus avantageuse dans l'Europe nouvelle conçue par Hitler. »
C'est le cas de Victor Barthélemy, un des rares (3 ou 4 vraisemblablement) dont on est sûr qu'il a été au FN, qui est parti combattre le stalinisme à l'est pendant la guerre. Mais pour quelle raison exactement, on ne le sait pas.
Car comme le dit le site : « Les raisons de l'engagement des volontaires dans la L.V.F. sont idéologiques, de conviction catholique ou politique mais aussi économiques. Outre que le droit aux pensions et la garantie de retrouver son emploi ou d'être favorisé pour l'embauche après la guerre, la L.V.F. accorde des soldes nettement supérieures aux salaires dans le civil, notamment pour les officiers. Un soldat recevait une solde de 600 FF ainsi que des indemnités de 1200 FF ; un colonel encaissait 3000 FF et 12400 FF d'indemnité. Comparé du salaire d'un dactylographe qui ne dépassait pas le 2000 FF par mois, la Légion représentait un fort intérêt économique, surtout pour les officiers. Ainsi peut s'expliquer l'âge élevé d'un certain nombre des recrutés ayant souvent participés à la première guerre mondiale. (Antoine Plait (1997) : La L.V.F. (1941-1944) : collaboration vouée à l'échec. dans la Revue de l'Histoire des Armées, No 207 juin 1997, p. 47-56) ».
Il est bien évident que personne ne peut se permettre, 60 après, bien assis dans son canapé, alors qu'on ne sait pas ce qu'est la guerre, de critiquer l'engagement ds personnes qui n'ont pas toujours choisit les circonstances dramatiques de leur vie, ou qui ont pu se tromper de bonne foi. Seuls les anciens Résistants, ceux qui savent de quoi ils parlent et qui ont connu la souffrance héroïque de la résistance, peuvent émettre ce genre de critique.
Avoir été collaborateur fait-il de vous un national-socialiste à vie ? [bbcode][texte]
Il suffirait de dresser la liste des anciens SS allemands qui se sont ensuite « reconvertis » dans les partis dits « modérés » en Allemagne (il y en a beaucoup comme on peut s'en douter), pour se rendre compte qu'on peut bien évidemment changer et tourner la page après avoir été dans le mauvais camps pendant la 2ème guerre mondiale, soit 30 ou 40 ans après.
Peut-on, 60 après la guerre, réclamer des comptes aux anciens collaborateurs ? [bbcode][texte]
Il n'y a que des imbéciles haineux ou des commerçants des conflits du passé qui continuent d'accabler 60 ans après des gens qui ont choisit un camps, de manière désirée ou non. Chacun a fait son choix par rapport aux circonstances particulières de sa vie à l'époque, que personne ne peut imaginer aujourd'hui avec le recul et le confort dans lequel on baigne. Les Résistants en France n'étaient pas légion, et si quelques Héros ont choisis cette voie extrêmement difficile, la plupart des Français ont choisi le confort et donc la collaboration au moins passive, même si elle n'était évidemment pas souhaitée.
Cela est d'autant plus vrai que l'amnistie officielle pour les faits de la seconde guerre mondiale a eu lieu en France en 1953, soit 8 ans après la fin de la guerre.
Seuls les anciens Résistants, ceux qui savent de quoi ils parlent et qui ont connu la souffrance héroïque de la résistance, peuvent réclamer des comptes. Paradoxalement, ils ne le font pas eux-mêmes, encore moins 60 après.
Il faut également souligner que les promulgateurs de cette haine recuite comptent bien évidemment sur l'association malhonnête entre le génocide national-socialiste et le choix de la collaboration. En effet, l'histoire officielle dit que le génocide n'a été connu qu'après la guerre, lorsque les alliés ont libéré les camps de concentration. Il est donc bien évident que ceux qui se sont engagés du mauvais côté à l'époque ne le savaient pas.
Enfin, les anciens collaborateurs ont soit purgé leur peine, soit été blanchis, soit été liquidés lors de l'épuration ou par les Juifs chasseurs de nationaux-socialistes. Dans tous les cas, la Justice est passée. Il est malvenu et mesquin de vouloir sans cesse les traîner dans la boue encore aujourd'hui.
Le Front National a choisi dès l'origine de rassembler quel que soit le passé [bbcode][texte]
Comme on peut le lire dans l'historique du FN, le nom original du parti c'est le « Front National pour l'Unité Française » (FNUF). La volonté clairement exprimée est de rassembler des gens quels que soient leur passé et leur sensibilité particulière, pourvu qu'ils veuillent défendre la France. Il est vrai qu'à l'époque la 2ème guerre mondiale est terminée depuis 25 ans, et que contrairement à l'immonde propagande mondialiste d'aujourd'hui, personne n'exploite les conflits d'hier pour les objectifs électoraux du jour.
Dans cet esprit, le FN rassemble donc des Gaullistes, des anti-Gaullistes, des Résistants, quelques anciens collaborateurs, et même des anciens communistes, au nom de la Réconciliation Nationale. Et demain, nul doute que le FN au pouvoir accueillera ceux qui se trompent sincèrement aujourd'hui.
D'ailleurs il faut préciser que Le Pen, toujours cohérent avec lui-même, n'était pas pour condamner l'ancien commissaire politique stalinien Boudarel, malgré son rejet viscéral du communisme. Car il pense que 20 ans après, on a le droit de se racheter. Cela ne fait bien sûr pas du FN un parti affilié au communisme stalinien.
C'est aujourd'hui une chose difficile à comprendre pour des gens qui n'ont jamais connu les souffrances de la guerre, et qui sont conditionnés 24h sur 24 par les médias.
Cela est beaucoup mieux expliqué par un ancien Résistant, Pierre Sergent, ancien député Front National :
« Communication de Pierre Sergent sur « l'affaire Gaucher », au Bureau politique du 23 juin 1992.
A maintes reprises, j'ai dit et écrit que j'étais partisan de la plus large réconciliation nationale. Pourquoi ? Parce que, dans l'état actuel de notre pays, aucune bonne volonté ne doit être écartée pour tenter le redressement moral et économique sans lequel la France risque de disparaître en tant que nation.
Or, tous les hommes et toutes les femmes de ma génération ont vécu les drames qui ont entraîné des fractures dans notre société, notamment en 1940-1945, puis en 1958-1962. Pour ma part, bien qu'engagé totalement dans ces deux conflits, je conçois que l'on ait choisi de servir des causes différentes. Et, aujourd'hui, en 1992, il ne me viendrait pas à l'idée de refuser de serrer la main d'un ancien adversaire, engagé autrefois face à moi par idéal et conviction.
La réconciliation nationale, ce n'est pas l'oubli du passé que j'ai peut-être gravé dans la peau plus qu'un autre ; la réconciliation nationale, c'est la volonté de faire abstraction de ce passé pour continuer à se battre, côte à côte, fraternellement. Elle n'est possible que si chacun d'entre nous fait preuve d'assez d'abnégation pour faire passer l'intérêt général avant son intérêt personnel. De nombreuses publications permettent à ceux qui veulent réhabiliter un combat qui leur tient à coeur de s'exprimer et d'exposer leurs thèses. Mais je considère qu'il n'appartient pas aux journaux qui sont dans la mouvance directe du Front national d'exprimer des points de vue peronnels, sous prétexte de "liberté". Est-ce trop leur demander que de cesser les retours en arrière incessants sur des thèmes qui font mal à certains d'entre nous et qui divisent notre mouvement ? Se rendent-ils compte des blessures qu'ils rouvrent chaque fois qu'ils reviennent sur ces périodes si tragiques de notre histoire ? Montrons-nous capables d'aborder les problèmes actuels avec pertinence et objectivité. Ils sont bien assez nombreux et graves pour occuper notre temps et les colonnes de nos journaux. Suivons de près une actualité qui évolue si vite qu'on a parfois du mal à la suivre. La victoire de nos idées est à ce prix. » P. SERGENT (Source : La montée du Front National 1983-1997 - Roland Gaucher - 1997 - ISBN : 2-86477-164-0)
Enfin, précisons que le Front National, via le Cercle National des Combattants de Roger Holeindre, est le seul parti qui célèbre tous les ans ses anciens combattants, dont les Résistants de la deuxième guerre mondiale, mais aussi ceux des autres guerres. Il y a là une profonde estime manifestée à ces Héros, qui confère au parti une certaine légitimité lorsqu'il parle de Réconcialiation Nationale quels que soient les conflits et les divisions du passé.
Le contexte de la fondation du Front National, c'est la perte de l'Algérie Française [bbcode][texte]
La fondation du Front National n'est pas née du hasard et s'inscrit dans une époque. A la fin des années 60 et le début des années 70, le pouvoir gaulliste représenté par Georges Pompidou vacille sous les scandales financiers. La subversion marxiste a un boulevard devant elle. Elle poursuit son oeuvre de sape au sein de l'Education, s'accapare le monde culturel, et infiltre l'Eglise. Les gauches, socialiste, communiste, et radicale commencent à envisager sérieusement un programme commun de gouvernement. Les nationalistes voient alors une opportunité à saisir.
Se rallient à eux les déçus du Général de Gaulle, notamment ceux qui s'estiment trahis par la perte de l'Algérie Française.
Voilà le contexte réél qui a entrainé la création du FN. En aucun cas le parti ne s'est construit par rapport à la 2ème guerre mondiale, qui est très loin, terminée depuis 25 ans déjà.
Pourquoi ne diffuse-t-on pas de liste d'anciens collaborateurs pour les autres partis ? [bbcode][texte]
François Mitterrand [bbcode][texte]

François Mitterrand, l'homme à la Francisque, matricule 2 202
On pourrait parler par exemple du plus célèbre d'entre-eux, le socialiste François Mitterrand, ex-président de la République Française et pour lequel ont très probablement voté les instigateurs gauchistes de liste d'anciens collabos. Surtout que ce collabo là était un collaborateur convaincu puisqu'il a si bien servi le Maréchal Pétain qu'il en fut décoré de la Francisque, décoration suprême du régime vichyste (voir l'« homme à la francisque »).
L'ancien Président de la République a été titulaire de la francisque décernée par Vichy sous le matricule 2 202. Il a eu pour parrains :
- Simon Arbelot, journaliste et écrivain d'Action Française — quotidien paraissant alors en zone Sud et dont les vertueux admirateurs de Tonton se plaisent à citer certrains passages antisémites.
- Gabriel Jeantet qui fut un des dirigeants de la Cagoule d'Eugène Deloncle et d'Eugène Schueller, tous deux membres du RASSEMBLEMENT NATIONAL POPULAIRE en 1941.

« Je fais don de ma personne au maréchal Pétain comme il a fait don de la sienne à la France. Je m'engage à servir ses disciplines et à rester fidèle à sa personne et à son oeuvre ». François Mitterrand.
Georges Marchais, travailleur volontaire en Allemagne en 1942 [bbcode][texte]
Georges Marchais, qui toute honte bue, n'a pas cessé d'accuser le FN de « nazisme », était travailleur volontaire en Allemagne en novembre 1942, chez Messerschmitt à Augsburg. Il a pour cela touché une prime de départ confortable et perçut chaque mois une paie « juteuse » de spécialiste, évaluée à trois fois les salaires français de l'époque.
Par la suite, M. Marchais tenta de se faire accréditer comme « déporté du travail » ; quel cynisme !
Il traîna même devant la 12e chambre correctionnelle de Paris le journal Minute et le dissident communiste Auguste Lecœur qui avaient publié des documents authentifiant son départ volontaire. M. Marchais, bien sûr, fut débouté par le tribunal devant lequel, en début d'audience, il avait pleuré, affirmant « qu'il lui faisait confiance pour laver son honneur. »
L'ami ancien waffen SS de François Léotard [bbcode][texte]
Le Pen l'avait évoqué lors de son débat face à François Léotard en 1998, un certain « Neunœil ».
Lorsque Léotard s'est rendu dans les années 60 au monastère bénédictin de La Pierre-qui-Vire afin d'y effectuer une retraite de plusieurs mois, il y fut accueilli par le frère portier Symphorien, un solide gaillard d'une quarantaine d'années. Entre les deux hommes naquit alors une véritable amitié que François Léotard évoque dans son livre de mémoires, « A mots découverts », publié en 1987 chez Grasset.
Léo y évoque « l'enseignement et l'humanisme » de ce frère artificier « rompu au maniement des explosifs ». Expérience acquise, précise-t-il, pendant la Seconde Guerre mondiale et au cours de laquelle ce combattant devait perdre un œil. Pudique ? prudent ? Le futur président de l'UDF ne va pas jusqu'à préciser dans quelle armée son compagnon de cellule - et chaperon - à La Pierre-qui-Vire devait acquérir les compétences évoquées.
André B., alias frère Symphorien, avait été franc-garde dans la Milice française. Replié en Allemagne en 1944, il s'engagea, comme la plupart de ses camarades, dans la division SS Charlemagne. Après avoir combattu en Poméranie, il se retrouva à Berlin, où il participa avec une poignée de Waffen SS français à la défense du bunker d'Adolf Hitler. C'est là qu'il perdit un œil. D'où le surnom de « Neunœil ». Condamné à la Libération, il fut incarcéré à la prison d'Epinal. Quelques temps après après sa libération, il décida d'entrer dans les ordres. Pas par esprit de repentance - il n'a jamais renié ses engagements de jeunesse - mais suite à une déception sentimentale. Il est mort en décembre 1993 (Source : Minute - n°1872 - 4 mars 1998).

